Rouler en hiver: astuces pour y arriver et s'équiper sans se ruiner !

Rouler en hiver: astuces pour y arriver et pour s'équiper sans se ruiner !

Par Myriam

 

Pour planter le décor j'habite dans le sud-est de la France, avec de belles journées ensoleillées toute l'année. Toutefois, les températures peuvent être bien froides l'hiver (négatives la nuit et peu élevées la journée) mais quel bonheur de pouvoir rouler sous un ciel bleu azur en plein mois de janvier ! Je vous partage quelques astuces pour profiter de ces belles journées sur votre fidèle destrier !

Temps d'effort et créneau horaire

Pour ma part mes sorties dépassent rarement les 3-4h à cette période sauf si la température dépasse les 10 degrés. On va dire que je roule plutôt autour des 2h-2h30. Le froid fatigue votre corps, il faut en tenir compte.

Si vous pouvez, privilégiez les sorties à partir de 11h/12h ou en début d'après -midi aux heures les plus "chaudes".

Une alimentation adaptée

Sortir à partir de 12h me permet également de prendre un petit déjeuner complet. En effet, le corps va consommer plus d'énergie pour faire fonctionner son système thermorégulateur alors hors de question de négliger votre réservoir d'énergie !

Vous pouvez également manger pendant votre sortie (à partir de 1h15/30) à raison d'une demi barre / compote / gel / fruits secs / pain d'épice (etc) toutes les 30 à 45 minutes suivant l'intensité de votre effort. N'attendez pas d'avoir faim ou soif pour manger ou boire !

 Côté boisson, on dit en général qu'il est bien de boire au moins 500ml/heure en alternant eau et boisson d'effort. 

 

Les parties du corps a protéger en priorité

Vous l'aurez certainement remarqué, lorsqu'il fait froid ce sont souvent les extrémités qui sont les plus sensibles. C'est assez normal à vrai dire puisque la circulation du sang à l'effort va se consacrer aux organes vitaux et elle va délaisser en quelque sorte les parties du corps les plus éloignées. Nous voilà avec les mains et les pieds gelés !

Pour protéger les mains j'utilise des gants spécifiques de vélo car moins « gros » que d'autres et surtout très adaptés aux manettes et aux problématiques du froid. Pour les pieds, les chaussettes en mérinos sont bien adaptées couplées à des sur- chaussures quasi-obligatoires ! Ne serrez pas trop vos chaussures car avec le froid les pieds ont tendance a gonfler.  

Le saviez-vous ? On peut perdre jusqu'à 30% de la chaleur par la tête ! C'est pour cela que je porte un petit bonnet molletonné sous le casque (rayon running) couvrant mes oreilles, très important ! Si il fait vraiment froid j'utilise une cagoule fine sur la tête et molletonnée autour du cou, couvrant également le nez (avec petites ouvertures devant la bouche pour éviter la buée). Vous pouvez également utiliser un tour de cou.

 Enfin, n'oubliez pas de couvrir vos jambes avec un cuissard long ainsi que vos reins et votre dos avec une veste adaptée.

La technique de l'oignon

 Vous avez surement déjà entendu parler de ce principe qui vise à superposer les couches de vêtements afin de se protéger du froid.

  • En 1ère couche : un haut technique ajusté qui aura un rôle absorbant et respirant et qui me gardera au sec pendant l'effort
  • En 2ème couche : un maillot manche longue qui isole du froid extérieur et qui conserve la chaleur produite par le corps
  • En 3ème couche: une veste thermique / coupe vent / imperméable conçue en matière respirante et qui favorise le flux thermique.

Personnellement jusqu'à 5 degrés j'opte pour 3 couches et entre 5 et 10 degrés 2 couches me suffisent.

 S'équiper sans se ruiner    

 Il est tout à fait possible de limiter le coût de cet équipement en allant piocher dans d'autres sports outdoor type rando, running !

 En dessous de 10 degrés je porte un cuissard long. Si la sortie dure moins de 3h, la qualité de la peau de chamois peut être « intermédiaire », je reste donc dans une gamme moyenne de prix.

Pour la 1ère couche (voir chapitre de l'oignon !), j'en ai trouvé au rayon montagne d'un grand magasin de sport, bien moins chères que chez les spécialistes vélo. Elles ont les mêmes qualités techniques au final ! J'utilise aussi une 1ère couche manche longue utilisée en running, moins chaude, mais tout aussi efficace face à la transpiration.

Pour la 2ème couche,  j'opte souvent pour un maillot running chaud manches longues molletonnée ou un maillot vélo manches longues que je porte seul au printemps. 

En 3ème couche, j'ai investi dans une veste de vélo hiver, chaude, avec ses poches dorsales. Il serait possible de porter une veste qui n'est pas spécifique vélo empruntée au rayon running/rando donc moins chère type polaire ou veste chaude.

J'ai bien évidemment ma petite sacoche de selle avec mon kit réparation dans laquelle je range mes clefs et quelques dollars si jamais ma veste n'a pas de poche, et si celle-ci est trop petite et j'ai investi dans une petite sacoche de cadre (ou de cintre).

Un p'tit mot sur la visibilité

Pensez à être VISIBLES sur la route !

 

Bonnes sorties hivernales !